Bonjour,
Personnellement dans le cas du Corsaire, j'ai toujours considéré qu'une remorque de mise à l'eau est un gadget peu utilisable. Du fait de son lest, il est presque toujours indispensable de mettre les roues dans l'eau. De plus, il faut une remorque dite "cassante" pour limiter les dégâts d'un bain de roues!!!
En plan intérieur "eau douce", on peut espérer faire une mise à l'eau bien maîtrisée par temps calme. Il en est autrement en bord de mer où la vague perfide vient toujours ruiner les meilleurs précautions...
Je connais quelques kékés qui ont massacré en 4/5 saisons des remorques neuves en les plongeant sans vergogne dans l'eau de mer. Quid des freins (tambours et câbles), de l'électricité, des jantes et du chassis...etc...? S'imaginer qu'un coup de jet d'eau est réparateur est illusoire.
Les remorques de mise à l'eau, outre leur sur-coût, ont l'inconvénient suivant: les larges patins de support de coque des remorques classiques de route sont remplacés par des rouleaux au contact tangentiel très réduit pour une bonne portée. Une chandelle mal réglée peut entraîner un dommage sérieux, un stockage prolongé des déformations de coque, etc...
Bien sûr, on ne trouve pas toujours une grue à disposition et ce type de remorque rend bien service, mais à quel prix?
Deuxième point, l'investissement d'une remorque neuve est justifiée pour transporter un bateau neuf ou rénové à grand frais. Un tel achat pour un bateau dont la valeur marchande est égale au prix de la remorque m'échappe, au regard de l'usage qu'on en fait. Qui fait plus de deux ou trois transports par an, hormis les vrais régatiers? Les fabrications actuelles me semblent bien légères par rapport aux remorques de 20/30 ans dans tous les domaines.
Ce point de vue est tout à fait personnel au même titre que les habitudes que j'avais...
Astic'Eau avait une remorque de 1981 qui n'a jamais été dans l'eau. En plus de dix ans, j'ai parcouru environ 30.000km avec. Tous les 2/3 ans, je démontais les tambours pour nettoyer les freins. Tous les ans, je bourrais de graisse les roulements des roues et les gaines de câbles de frein. A chaque voyage, je vérifiais l'éclairage et la pression des pneus. La roue de secours est indispensable. D'autre part, la position du bateau était réglée pour avoir 50 kg sur la boule et je surgonflais de 300gr mes roues arrières de voiture! Pour arrimer le bateau, j'utilisais deux grosses sangles à cliquet, une sur cadéne d'étai et une derrière le roof...

Voili, voilou, ce que je pense du sujet!!!
Qui d'autre s'y colle?...
Amitiés.
Franck.
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